La timidité n’est pas une maladie!

by Mohamed MABROUK 0

Ne dit-on pas que chaque personne a sa propre timidité? La timidité s’exprime différemment aussi d’un enfant à l’autre. Certains sont incapables d’adresser la parole à un adulte. Ils deviennent tout rouges, se cachent derrière maman ou papa. D’autres ont des timidités épisodiques et ponctuelles en face de certains adultes ou même de certains enfants de leur âge. Rim Roudies, pédopsychiatre, estime qu’il y a trois bonnes choses à savoir pour aider son enfant à gérer sa timidité.

 
1- La reconnaître
On reconnaît un enfant timide à la récurrence de certaines manifestations physiologiques, comportementales et psychologiques typiques. Les signes physiologiques les plus courantes sont les mains moites, les joues très rouges ou encore des tremblements. Ces réactions entrent dans le cadre de ce que l’on appelle «l’émotivité ». Les manifestations à caractère comportemental les plus fréquentes sont une inhibition ou une maladresse qui apparaît systématiquement lorsque l’enfant est en présence du regard d’autrui, des situations que l’enfant a d’ailleurs clairement tendance à éviter au maximum. Enfin, les manifestations psychologiques sont une mise en doute de ses capacités, des craintes vis-à-vis du jugement d’autrui et une construction récurrente de «scénarios catastrophes». C’est ce que l’on appelle familièrement le «manque de confiance en soi».

2- La comprendre
La timidité est un phénomène complexe et les causes sont variées. Elle serait la résultante d’une prédisposition héréditaire ainsi que des facteurs environnementaux et familiaux. Bien qu’aucun gène de la timidité n’ait pu être identifié, certaines recherches indiquent l’existence de prédispositions à la timidité. Selon Jérome Kagan, de l’Université de Harvard, 15 à 20% des enfants naîtraient avec ce trait de caractère. On constate également que le bain environnemental dans lequel se développe un individu, de tempérament vulnérable ou non, pèse d’un poids considérable. Dans certains cas, l’environnement familial peut renforcer une gêne sociale. Dans d’autres cas, il va au contraire aider un enfant vulnérable à surmonter et dominer ce qui aurait pu être un handicap pour lui.

3- La surmonter
Il existe des facteurs de changement positif avérés. Une évolution spontanée à travers des événements de vie peut se rencontrer tels que la lecture d’un livre, l’exercice d’une activité motivante, etc. En réalité, certains enfants sont capables de dépasser en douceur leurs limites mais ils ne sont sans doute pas la majorité et certains spécialistes pensent même que l’évolution spontanée aurait plutôt tendance à se faire vers l’aggravation, puisque à partir d’un nombre relativement réduit d’enfants timides, les adultes timides sont proportionnellement plus nombreux.

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