Instagram nuit gravement à la santé

by Wissal FARIS 0

De nombreux professionnels de la santé agitent depuis longtemps la sonnette d’alarme lorsque l’on évoque les réseaux sociaux et leurs impacts sur les utilisateurs, notamment les jeunes. Au Royaume-Uni, une étude approfondie a été lancée sur le sujet et les résultats, publiés à la fin du mois dernier, sont accablants. Détails sur les conclusions de cette enquête et surtout sur les pistes à suivre pour répondre à ce vrai problème sociétal.

Toujours connecté, au détriment du sommeil
Le premier enseignement de cette recherche indique que les 5 réseaux sociaux les plus populaires (Instagram, Facebook, Snapchat, Twitter et YouTube) ont un impact négatif sur le sommeil. Tous accentuent également, à des degrés divers, l’anxiété qui pousse à être connecté en permanence afin ne rien rater de l’actualité.

Une réalité tronquée, porteuse de frustrations et de mal-être
Les sondés ont indiqué que les réseaux sociaux, Instagram en tête, favorisent l’intimidation, le mal-être, le sentiment de dépression et de solitude. Globalement, Instagram, Snapchat et Facebook, très centrés autour de l’image, sont les pires pour l’image corporelle de soi, surtout chez les jeunes filles. Face à des vies décrites via des photos retouchées, les jeunes se retrouvent en effet envahis par des images idéalisées et faussement réalistes. Elles aggravent la dépréciation de soi, les sentiments d’angoisse, de dépression et de solitude.

YouTube, un canal d’échange et de partage
Si YouTube favorise les troubles du sommeil, à l’instar de autres canaux sociaux, il semble cependant avoir aussi des effets positifs car le site de partage de vidéos aide à réduire le sentiment de solitude, de dépression et permet une compréhension des sentiments d’autrui.

Comment agir ?
Instagram a récemment mis en place une campagne “HereForYou” pour soutenir les gens connaissant des troubles mentaux liés aux réseaux sociaux, tout particulièrement Instagram. Toutefois, cette mesure n’est pas suffisante, selon la directrice générale de la Royal Society for Public Health. Elle exige des réseaux sociaux qu’ils prennent des mesures concrètes pour protéger la santé mentale de leurs jeunes utilisateurs. Cela pourrait passer, selon elle, par un avertissement via une image pop-up lorsqu’ils sont trop longtemps sur un réseau social ou qu’ils visionnent une image qui a été modifiée.
Une chose est sûre, un réel travail de fond doit être réalisé face aux dangers et aux excès potentiels des réseaux sociaux, et cela doit aussi être fait au sein des familles et dans les écoles.

 

Une étude à large spectre 
Pour les besoins de cette étude, menée par la Royal Society for Public Health et des instituts Young Health Movement, 1 479 personnes entre 14 et 24 ans ont été interrogées sur l’impact des cinq réseaux sociaux les plus connus sur 14 critères différents de santé et de bien-être, comme les effets sur le sommeil, l’anxiété, la dépression, la solitude, l’image de soi, l’intimidation, l’image corporelle et le harcèlement.

 

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