La varicelle : patience, ca va passer!

by Mélanie WILMS 0

Si au cours des prochaines semaines une éruption cutanée commence à agacer notre bambin,  la varicelle, maladie virale de saison ne devrait pas être loin. Avec le docteur Mourad Ainabi, spécialiste en pédiatrie générale, on passe à la loupe cette maladie infantile fréquente et qui, le plus souvent, demeure bénigne.

 

 

 

Désagréable mais pas méchante
Provoquée par le virus varicelle-zona (VZV), cette maladie infectieuse qui touche dans la grande majorité des cas les enfants entre 1 et 14 ans n’a, bien que désagréable au vu des sensations de démangeaisons, pas trop de gravité. Toutefois, elle peut engendrer de graves complications comme des problèmes neurologiques si les sujets touchés sont très jeunes (nourrissons) ou très âges. Elle se caractérise principalement par une éruption cutanée, c’est-à-dire des petites macules rosées vite surmontées de vésicules (bulles) contenant un liquide. Dès le lendemain, celui-ci se trouble et les vésicules s’ombiliquent (orifice). Dans les trois jours, elles se dessèchent, ce qui forme une croûte qui tombera après 1 semaine. Les muqueuses (bouches, nez,…) peuvent, elles aussi être touchées, elles sont alors marquées par de petites érosions arrondies. Quant à son évolution, notons qu’elle atteint en premier lieu le cuir chevelu puis le tronc, les muqueuses pour ensuite se propager sur les membres (à l’exception des régions palmo-plantaire) et le visage, ce qui provoque l’observation de différents stades de progression en fonction des zones. Si la guérison devrait arriver naturellement après une grosse semaine, en cas de surinfection, de confusion ou de perte de connaissance, au vu des risques de complications (pneumopathie, encéphalite, méningite,…), il est essentiel de consulter une nouvelle fois un spécialiste.

Alerte contagion!
Effectivement très contagieuse, cette maladie infectieuse demande, en plus d’une bonne dose de patience et un peu d’organisation, quelques précautions pour ne pas contaminer toute la maisonnée, de même que les petits camarades de l’école. Il est dès lors impératif, dès la détection des premiers signes de varicelle, de consulter un médecin et de garder l’enfant à la maison et ce durant toute l’évolution de la maladie, son caractère contagieux ne disparaissant qu’une fois l’ensemble des vésicules complètement sèches. Plus encore, il est indispensable d’éviter tout contact de l’enfant avec les femmes enceintes ou les personnes en défaillance immunitaire, de même que celles n’ayant jamais eu la varicelle. A noter qu’elle est une maladie immunisante, c’est-à-dire qu’une fois contractée, les petits comme les grands ne risquent plus d’en souffrir à nouveau.  Le vaccin, bien que non obligatoire dans le programme national, peut être administré notamment dans une fratrie pour éviter la propagation.

 

Les bons gestes 
– Attention au syndrome de Reye, unecomplication extrêmement grave. Interdiction d’administrer de l’aspirine ou des anti-inflammatoires!
– En cas de fièvre : usage de paracétamol uniquement
– En cas de prurit (sensation de démangeaisons de la peau) : usage d’antihistaminique + badigeonnage d’une solution  de chlorhexidine (antiseptique)
– Pour éviter les cicatrices et les risques de surinfection : éviter le grattage et veiller à la coupe et au nettoyage méticuleux des ongles
– En cas de surinfection : consultation + administration d’antibiotiques

Leave a Reply

Your email address will not be published.

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>