La discipline : une condition sine qua non de l’épanouissement

by Mélanie WILMS 0

Permettant de montrer aux enfants ce qui est bien et ce qui est mal, ce qui est acceptable dans la famille et la société de ce qui ne l’est pas, la discipline est un facteur essentiel de l’éducation. Avec le soutien du docteur Fatine Fifani, psychiatre et psychothérapeute, on tente d’établir quelles sont les méthodes d’intervention à privilégier et celles à éviter pour inculquer au mieux le respect des règles.

 

Des êtres en construction
Vecteur fondamental d’un développement équilibré permettant à l’enfant de connaître les limites en se sentant aimé, sans être brimé, l’encadrement disciplinaire doit être assuré dès le plus jeune âge mais de façon progressive. C’est en effet au fur et à mesure que les situations se présentent que devront être imposées de nouvelles règles ou limites. A noter que des règles trop rigides ou prescrites dans un climat constamment négatif (dénigrement, violence verbale ou physique,…) peuvent nuire à l’épanouissement de l’enfant et sérieusement hypothéquer son estime de soi. A l’inverse, un manque de discipline peut également avoir pour effet nocif de ne pas donner suffisamment de repères à l’individu qui, une fois adulte, aura du mal à connaître les limites ou à accepter les refus.

L’opposition, une étape incontournable!
Si l’obéissance ne va pas de soi, l’opposition, elle, est une réaction tout à fait normale à laquelle les parents doivent s’attendre et prendre du recul afin d’éviter le ressentiment d’un affront direct et les réactions excessives. En effet, tous les enfants ont, à un moment donné, le besoin de défier les règles. Vers 2-3 ans et à la puberté, les enfants se mettent souvent en opposition durant une année ou deux. Faisant partie intégrante de leur apprentissage, cette réaction contribue à définir et à construire leur personnalité.

Des méthodes d’intervention à privilégier
S’il est très difficile de ne pas utiliser la sanction pour apprendre à l’enfant à intégrer les règles, les interventions des parents doivent toutefois être appropriées aux circonstances et au niveau de développement de l’enfant. En outre, elles doivent être conformes au maintient de son estime de soi (respect, absence de violence). Sont à privilégier :
– La réflexion : placer l’enfant en retrait pour un temps limité (maximum 5 minutes) afin qu’il puisse se calmer et  lui expliquer ce qui lui est reproché.
– La recherche de compromis : prendre le temps d’écouter et de discuter; plus encore à la préadolescence ou à l’adolescence où il réclame plus d’indépendance.
– Le retrait de privilège : mettre en place une privation limitée dans le temps (ne pas regarder la télé, être privé d’argent de poche,…) et dénuée de caractère affectif (conte du soir, câlin,…)
– La réparation : choisir des conséquences directement liées au geste commis (nettoyer les taches qu’il a faites, s’excuser auprès d’un ami après l’avoir bousculé,…). Le message envoyé est le suivant : tu as fait une erreur (ce qui est normal puisque tu es en apprentissage) mais tu as la possibilité de la corriger.
Enfin, il est important de ne pas négliger le renforcement positif en félicitant régulièrement son enfant de ses bons comportements.

 

Les règles … ce n’est pas que pour les enfants!  
– Toujours se mettre d’accord au préalable entre parents
– S’assurer que les règle sont adaptées à l’âge de l’enfant
– Suivre la loi des 5 C
Les règles doivent être : Claires; Concrètes; Constantes (ni en fonction de l’humeur ni en fonction du parent présent); Cohérentes (les parents = exemple : respect, politesse…); Conséquentes (sanction adaptée).

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