La sciatalgie, comment s’en prémunir?

by Mélanie WILMS 0

Douleur perçue comme une décharge électrique ou une brûlure, la sciatalgie peut irradier tout le plus long de notre corps en suivant le trajet du nerf sciatique. Abordant les mesures préventives, les personnes à risques et plus encore, le docteur Mounia Ljesic, médecin généraliste, nous en dit davantage pour nous éviter d’en connaître les désagréments.

 

 

 

Une douleur bien souvent chronique
Bien que n’étant pas en soit une maladie, la sciatalgie est souvent un symptôme lié à un problème d’origine mécanique lombaire ou lombosacré. Récidivante par intermittence, elle peut se déclencher au cours d’un effort ou en cas de position assise prolongée. Débutant dans le bas du dos et parcourant la face postérieure de la cuisse et la jambe jusqu’aux orteils, la douleur est généralement due à une irritation d’une ou plusieurs racines du nerf sciatique par une compression loco-régional découlant le plus souvent d’une hernie discale L4-L5 ou d’une discopathie L5-S1. Cette compression peut également être secondaire à une maladie infectieuse ou inflammatoire ou entraînée par une arthrose, un traumatisme ou tout simplement une grossesse.

Des facteurs de risques
Touchant fréquemment les jeunes actifs de 30 à 50 ans, l’excès de poids et la faiblesse des muscles abdominaux, entraînée notamment par un manque d’activité physique, sont des facteurs décisifs de l’apparition de la sciatalgie. Le stress, le tabagisme et la mauvaise posture peuvent également augmenter les risques de son apparition, de même que certaines activités professionnelles tels les métiers exigeant une position assise prolongée ou le port d’une lourde charge.

La voie de la guérison
En cas de crise, il est indiqué d’appliquer une source froide pour réduire l’œdème et l’inflammation puis d’alterner avec une source chaude. La plupart du temps, le traitement repose sur des antalgiques ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens et des myorelaxants. Toutefois, certains cas justifient des injections locales de corticoïdes et parfois même une prise en charge chirurgicale afin de décomprimer la racine. Afin d’éviter la chronicité, le médecin préconise en outre des mouvements légers avec des séances de kinésithérapie, la meilleure façon de récupérer d’une sciatalgie étant de demeurer prudemment actif et d’effectuer ses tâches à un rythme modéré. Soulignons qu’il convient de consulter en urgence en cas d’une douleur tellement intense qu’elle entraîne des difficultés à se tenir debout ou à monter des marches ou lors de l’apparition d’une perte de la sensibilité de la région périnéale ou de la face interne de la cuisse, d’une incontinence urinaire ou fécale, d’une impuissance sexuelle ou encore d’une perte de poids rapide et inexpliquée.

 

To do list  
– Renforcer les muscles du bas du dos et de la ceinture abdominale en pratiquant une activité physique régulière et modérée (marche, natation).
– Faire impérativement des exercices d’échauffement avant de démarrer une activité physique intense.
– Soigner sa posture en veillant à maintenir le dos bien droit, la tête relevée et les épaules vers l’arrière.
– Marquer des pauses fréquentes et s’assurer d’avoir une chaise adaptée pour bien soutenir le bas du dos en cas de position assise prolongée.
– Veiller, en cas de levée d’une charge lourde, à s’accroupir en fléchissant les genoux et en maintenant le dos bien droit.
– Veiller à porter des chaussures à talons compensés.
– Opter pour un matelas et un oreiller confortable et une position sur le côté, la tête surélevée et un oreiller entre les genoux.
– Gérer le stress et essayer de se détendre le plus souvent possible et relâcher les muscles (massages, yoga, bain chauds).

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