8 repères contre l’angoisse parentale

by Wissal FARIS 0

Si la période de transition entre enfance et âge adulte n’est pas facile à vivre pour les ados, elle l’est encore moins pour les parents. Outre les turbulences qui s’installent au sein de la famille, nombre d’adultes observent avec angoisse leur enfant en mutation avec la peur de passer à côté d’un problème, voire d’une catastrophe. Voici quelques repères pour «raison garder»!

 

 

1. L’adolescence n’est pas une maladie. Votre ado n’est donc pas «malade», il est en mutation. La nuance est importante.

2. L’adolescence ne peut jamais se passer «bien». Si elle se passe sans heurts, c’est là qu’il faut s’inquiéter. Une éducation n’est «réussie» que si elle permet, à l’adolescence, qu’on se révolte contre elle et ça fait toujours du bruit…

3. L’adolescence est l’équivalent d’un vaste chantier.
L’ado doit tout démolir en lui pour tout reconstruire et, pour ce faire, il doit creuser jusque dans les fondations de son enfance. deux conséquences : 1/On ne sait pas combien de temps cela va durer. 2/L’adolescence agit comme un révélateur des problèmes installés depuis l’enfance. L’avantage est qu’une fois mis à jour, on peut les régler!

4. Ce chantier porte sur tout. Votre ado peut vouloir remettre en question son image de soi, sa sexualité, son individuation, ses projets d’avenir, son rapport à la loi et au social. Il peut tester les limites, votre autorité,… c’est normal.

5. Des problèmes (normaux) peuvent surgir à plusieurs niveaux : le narcissisme ou le manque de confiance en soi;  la recherche de la sexualité ou la volonté de cacher son corps sexué; le désir de s’émanciper; la dénonciation de la société et des interdits; l’interrogation sur le sens de la vie; l’isolement ou au contraire la soumission à une bande.

6. Quand s’inquiéter? Un ado sans vie affective, qui abandonne totalement ses études, qui semble n’avoir aucun désir de vie, qui s’inscrit dans la délinquance doit inquiéter, tout comme celui qui reste enfermé dans une guéguerre sans fin, à propos de tout et de rien, une façon d’éviter les vraies questions.

7. Dans ce cas : consulter.
Il est souvent plus judicieux que les parents voient d’abord, seuls, un spécialiste. Cela leur permet d’évaluer les problèmes et d’étudier le type d’aide à apporter (essentiel, surtout dans le cas, très fréquent,  où l’ado refuse, lui, de consulter.

8. Ne pas culpabiliser.
Cessez de vous flageller à l’idée que vous n’êtes pas parfait. Pour devenir adulte, vos enfants ont besoin de se détacher de vous. Si vous étiez parfaits, ils ne pourraient jamais vous quitter…

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