Violence entre enfants, attention grand danger

by Wissal FARIS 0

Racket, harcèlement,… les cas sont en augmentation croissante. D’où l’angoisse des parents et les multiples interrogations quant aux réponses à donner. Et pourtant, il faut agir car la souffrance des victimes, bien souvent emmurées dans le silence, peut être lourde de conséquences ainsi que des cas de suicide en ont attesté.

 

 

 

Un phénomène en recrudescence
Est-ce parce que cette forme de violence est fortement médiatisée que nous avons le sentiment que le racket et le harcèlement prennent de l’ampleur? Il est vrai que les médias sont friands de violence, de par leur pouvoir attractif sur le public, les enfants tout particulièrement. Cependant, il est un fait avéré que les smartphones ont participé à développer le phénomène. D’une part, ces objets de valeur sont devenus indispensables pour nos enfants, des proies bien faciles à plumer, surtout les plus jeunes. D’autre part, les caméras de plus en plus sophistiquées permettent aux auteurs de harcèlement de filmer leur victime, et de partager sur les réseau «leurs exploits» en temps réel.

Combattre le sentiment de culpabilité
Au-delà de la perte d’un objet de valeur ou du poids réel d’une insulte, c’est d’abord contre le sentiment de perte d’estime de soi et de culpabilité qu’il est important de lutter. Et pour cela, il n’y a qu’une réponse valable : que la victime voit son statut de victime reconnu comme tel par la société et que l’auteur du méfait ait à répondre de ses actes. C’est pourquoi, les parents (qui eux mêmes peuvent se sentir coupables de n’avoir pas été capables de protéger leur enfant) se doivent d’informer l’établissement scolaire, voire l’Académie et l’Association des Parents d’élèves, au cas où le corps enseignant tarde à prendre les mesures nécessaires. Plus facile à dire qu’à faire, lorsque son enfant, par angoisse des représailles possibles, supplie ses parents de ne pas parler.

Parler pour s’outiller face à l’adversité
Nous avons beau rêver garder nos enfants dans une bulle de bonheur, de joie et de beauté, le monde n’a rien à voir avec les dessins animés. Et le rôle des parents, et de l’éducation, est aussi de préparer les enfants à affronter la réalité. Tout être humain se trouve fatalement confronté un jour ou l’autre aux difficultés et aux obstacles de la vie dans un collectif. L’important est de pouvoir mettre en mots toutes ces adversités. Ainsi, à partir du cadre que vous aurez inculqué à votre enfant, il apprendra à faire face.

 

Harcèlement: 4 techniques pour faire face aux intimidations
1. Développer son propre réseau d’alliés    
Votre enfant a la possibilité de créer sa propre bande en fédérant toutes les personnes qui se sentent rejetées. Avec elles, il se sentira moins seul et plus fort.
2. Imaginez le autrement     
Un camarade cherche à l’intimider? Qu’il essaie la technique de la «petite bête» : réduire mentalement la place, voire la taille de celui qui l’impressionne. Transformé de façon imaginaire en Lilliputien, il paraîtra moins menaçant. Autre technique: l’imaginer tout nu!
3. Travailler l’attitude et la voix
Pourquoi ne pas s’inspirer des comédiens qui savent à quel point la façon d’être est importante. Pour être plus sûr de lui, qu’il fixe son attention sur 3 points : la tête en position droite, le bassin dans l’axe du corps et les pieds, bien ancrés au sol. La voix compte aussi énormément, alors il faut la travailler. Une voix sèche peut vite déstabiliser.
4. Réagir aux critiques avec sang froid
Quand on subit intimidations ou piques sournoises, le plus difficile est de garder son self-control. La règle d’or : ne pas réagir au quart de tour, l’autre n’attend que cela! Il s’agit de feindre l’indifférence, de garder le sourire, voire de répondre avec humour, sans ironie. L’enjeu: ne pas montrer à son vis-à-vis l’emprise qu’il a sur soi. 

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