une communication bienveillante!

by Mélanie WILMS 0

Avec Aïmane El Bakkali Kassimi, psychothérapeute en milieu scolaire, on se penche sur quatre fondamentaux à mettre en pratique afin de tendre vers une communication optimale avec son enfant.

 

 

 

«Laisser à l’enfant la liberté de choisir son chemin en ayant confiance en sa capacité d’autorégulation.»

 

1. La confiance
Avoir la certitude, en tant que parent, que l’enfant a la capacité d’évoluer seul est crucial. Assurant de se positionner comme accompagnateur, cette croyance bien ancrée, permet de créer un environnement encourageant, propice à l’apprentissage et au processus d’autonomisation de l’enfant.
En pratique : Dès le moment où on laisse entendre à l’enfant qu’il n’est pas capable, il va prouver qu’on a raison. Dans le milieu scolaire, laisser la liberté à l’enfant, le soin de choisir sa voie et, par là même, de l’assumer, permet aux parents de déculpabiliser face à un échec potentiel.

2. L’empathie
Se définissant comme la capacité de se mettre à la place de l’autre, l’empathie a un impact certain sur la qualité de la relation et la profondeur de la communication parent-enfant. En déplaçant son point de vue vers celui de l’enfant, le parent se donne les moyens de voir la vie comme l’enfant la voit. Par un questionnement curieux et innocent sur son ressenti et ses intentions (Est-ce que ça va? Pourquoi tu dis ça? Peux-tu m’expliquer ton comportement?),  le parent tend à explorer son monde et à opter pour une attitude non jugeante et facilitatrice.
En pratique : Face à un exercice ou une explication, garder à l’esprit que l’enfant ne raisonne pas comme un adulte. Ce n’est pas que l’enfant ne veut pas comprendre mais plutôt qu’il ne le peut pas encore. Il est donc important d’ajuster son propos par rapport au niveau de l’enfant (âge, connaissance, développement,…).

3. L’authenticité
Etre authentique, c’est avant tout se permettre d’être soi-même face à son enfant. Cette attitude permet véritablement de casser les barrières de la peur, du jugement et de l’interprétation. A noter que, face à une situation de stress et de tension, il est conseillé d’éviter de faire comme si tout allait bien ou de nier ce que l’enfant a vu ou compris.
En pratique : Choisir son encouragement avec authenticité. Si le parent le fait sans y croire réellement, l’enfant remarquera que ce n’est pas sincère et risque de mettre à l’épreuve le parent jusqu’à ce qu’il expose sa véritable pensée. Les enfants perçoivent aisément les émotions.
4. La considération positive inconditionnelle
Quel que soit la situation (mauvaise conduite, dérapage verbal,…), le parent peut ne pas être d’accord avec le comportement mais il ne doit jamais toucher à l’intégrité de l’enfant. Principe engagé dans le processus d’autonomisation, cette acceptation inconditionnelle induit que la  parole qui lui est adressée doit toujours être mesurée. Philosophiquement, il est bon de rappeler que tout être est bon par essence et que c’est l’environnement qui l’entoure qui peut le rendre dissipé, agressif voire même violent.
En pratique : Face à de mauvaises notes ou une attitude inappropriée,  plutôt que de tirer des conclusions («Tu es cancre» ou «Tu seras toujours nul») et de poser la sanction, il est primordial d’essayer de s’interroger sur les causes potentielles de ce comportement.

 

A visionner «Une idée folle»!   
Pour poursuivre la réflexion, ce film documentaire propose, à travers de nombreux témoignages d’enseignants, d’enfants et de parents issus de l’enseignement public et privé, d’aborder de nouvelles pistes de formation visant au développement et à l’épanouissement.   sont décrites, la culture de l’empathie, la créativité, la coopération, l’esprit critique ou encore la confiance en soi.

 

 

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