Le flexitarisme, une mode alimentaire salutaire?

by Mélanie WILMS 0

Si ce terme est encore assez méconnu sous nos latitudes, sa pratique tend pourtant à s’ériger, à travers le monde, comme une alternative alimentaire durable. Avec Patricia Piasco, consultante en alimentation santé, on revient sur les points positifs du flexitarisme, sans pour autant négliger ses éventuels écueils.

 

 

«Bien s’alimenter c’est avant tout savoir écouter et comprendre ses besoins physiologiques.»

Terme définissant le fait d’être flexible dans sa pratique végétarienne, le flexitarisme permet de considérablement diminuer sa consommation de produits carnés tout en s’octroyant le plaisir de manger occasionnellement de la viande de qualité. Permettant véritablement de rebasculer la proportion entre animal et végétal, qu’il soit régime de transition vers le végétarisme ou ajustement sur le long terme, il s’inscrit dans une démarche soucieuse tant  de la santé que de l’environnement.

L’avis de l’experte
L’équilibre est la clé de la consommation alimentaire. De nos jours, il est menacé par le fait que les protéines soient présentes en excès dans nos apports journaliers. Plus encore que pour son idéologie prônant la  prise de conscience des abus du secteur agroalimentaire, le flexitarisme est une option santé intéressante car il permet de limiter, la plupart du temps, l’ingestion de protéines  animales. Le fait de ne pas devoir tomber dans une restriction stricte est l’un des gros avantages de cette pratique : la  suppression totale des protéines animales pouvant, chez certains, provoquer des déséquilibres tel que le manque de vitamines, particulièrement le groupe B. En outre, le flexitarisme constitue une bonne alternative, à condition d’en profiter pour augmenter la consommation de fruits et de légumes de saison.

Quelques précautions sont toutefois à prendre :
– Ne pas dépasser, pour sa consommation de protéines animales et végétales confondues,  le seuil de 11% de la totalité de ses apports en nutriments quotidiens.
– Eviter de compenser en se ruant sur les céréales ou en surconsommant des légumineuses sèches (lentilles, pois chiche…).
L’amidon contenu en excès dans les céréales étant un sucre complexe, il rend la digestion ardue et laisse une sorte de film qui, au fil du temps, obstrue la paroi intestinal et enraye le bon déroulé de la digestion.
Les légumineuses provoquent, chez la plupart des gens, des gaz, flatulences et maux de ventre. Mieux vaut prendre le temps de les faire pré-germer en les trempant dans de l’eau environ 3 jours.
– Eviter l’addition céréales + légumineuses dans le même repas. C’est inutile car l’apport des acides aminés est garanti de par la consommation de protéines complètes au cours de la semaine.

Pour poursuivre la réflexion…
Exposant une vraie prise de conscience de notre mode d’alimentation moderne et de ses dérives, «Eat-chronique d’un fauve dans la jungle alimentaire» est signé par Gilles Lartigot, auteur engagé contre la malbouffe. 

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