Traitements : des avancées certaines!

by Mélanie WILMS 0

Avec le docteur Naoufal Mamou, cancérologue spécialisé en traitements par chimiothérapie, radiothérapie et curiethérapie, on tente d’y voir un peu plus clair sur ces traitements qui, par leur simple énoncé, font souvent froid dans le dos. Technologie, effets secondaires mais aussi astuces au naturel, on vous en dit un peu plus sur les traitements actuels.

 

 

 

 

«Le dépistage précoce permet véritablement de sauver des vies! A partir de 45 ans, une mammographie est vivement recommandée, de même que chez les hommes de plus de 70 ans, le taux de PSA, une substance sécrété par la prostate, doit être contrôlé.»

 

L’aire thérapeutique de l’oncologie a définitivement connu ces dernières années de rapides et importantes évolutions. La radiothérapie, technique de traitement local, a notamment bénéficié d’avancées technologiques, informatiques et électroniques lui assurant aujourd’hui un niveau de précision exceptionnel. Une tumeur cérébrale de 5 à 8 mm peut ainsi être traitée avec la plus grande efficacité tout en préservant les organes sains environnants. La curiethérapie, radiothérapie interne, a également connu de belles avancées en termes notamment de rapidité de traitement. Délivrant, autrefois, des rayons en bas débit, elle nécessitait une période d’hospitalisation conséquente et un inconfort certain. A titre d’exemple, un cancer du col utérin était traité en 5 jours avec applicateur en place et les visites, au vu des irradiations, étaient interdites. Actuellement, cette situation est gérée en ambulatoire et en un temps record, une quinzaine de minutes suffisent. Quant aux traitements généraux comme la chimiothérapie, des progrès en matière d’efficacité et surtout de tolérance ont été observés. Enfin, notons que la chirurgie a elle aussi évolué, notamment grâce à la robotique et au développement de techniques spécifiques telles que celle du ganglion sentinelle dans le cadre d’un cancer du sein qui permet d’éviter à la patiente le syndrome du gros bras.

Des effets secondaires maîtrisés
D’emblée, il convient de souligner que ni la radiothérapie ni la chimiothérapie ne sont nocives pour l’environnement du patient. Le jour même, il peut sans problème être en contact avec son entourage, câliner ses enfants ou avoir des rapports sexuels. En cas de traitements locaux-radiothérapies, les effets secondaires sont moindres. Les patients peuvent généralement continuer à travailler, à jeûner, à manger normalement. Quant aux traitements généraux-chimiothérapies, bien qu’ils soient contrés avec de plus en plus d’efficacité, leurs effets secondaires demeurent bien présents. Citons :
– La fatigue : inhérente à presque tous les traitements de chimiothérapie. Un arrêt de travail est préférable pour que l’ensemble des séances puissent se dérouler au mieux.
– L’alopécie-chute de cheveux : non constante mais immanquable après certains traitements.
– Le caractère émétisant – vomissements (mais des médicaments très efficaces sont disponibles).
– Le caractère photosensibilisant : impose l’interdiction de l’exposition solaire.

 

Des astuces naturelles    
– Hypnose, magnétisme et acuponcture : techniques de mieux être bénéfiques en termes de régulation de la douleur, de qualité de vie et des aspects psychologiques de la maladie.
– Usage des plantes : veiller à la comptabilité  avec les traitements suivis! (L’association de l’euphorbe (darmous) et du curcuma avec une chimiothérapie peut entraîner de graves problèmes hépatiques (foie).
– Hijama, saignées traditionnelles usitées, elles n’ont que peu de bénéfices dans le cadre d’un cancer et comportent en plus des risques d’infection, exception faite des cas d’excès de globules rouges.

Leave a Reply

Your email address will not be published.

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>