Miam.ma, un site qui appelle à la gourmandise

by Mélanie WILMS 0

Où manger, où sortir ou encore comment se sentir bien dans sa peau, sur Miam.ma, Sabrina El Faïz partage ses expériences avec passion et franchise. Y rassemblant ses envies culinaires, ses coups de cœur et ses bons plans, elle ne manque pas d’illustrer son propos d’appétissantes photos.  Rencontre.

 

 

Pourquoi avoir choisi le culinaire?
Dans chaque pays, les gens ont une culture différente de celle de leurs voisins. Mais ils ont tous un point commun : la nourriture. Si les recettes et les mets changent, tout le monde mange et chacun a une part de gourmandise en lui. Ce que j’aime dans le «food», c’est sa capacité de faire disparaître les frontières. Au Maroc, on peut ainsi déguster des plats originaires d’Asie sans jamais y avoir mis les pieds. C’est une façon de voyager à moindres frais.

Quand a débuté l’aventure Miam?
Miam.ma a été lancé le 26 mai 2017, le premier jour de Ramadan. Durant cette période de l’année, les Marocains sont friands de bonnes recettes faciles à réaliser. Le site a donc été très bien accueilli par ses lecteurs. Cependant, je ne voulais pas me limiter à de simples recettes. Mon objectif était aussi de communiquer autour des bons et mauvais coins à fréquenter (ou pas). A terme, j’aimerais que Miam.ma soit une sorte de portail de la gastronomie marocaine.

Photographe ou cuisinière?
Plutôt photographe dans l’âme. Depuis que je suis toute petite, je m’amuse à photographier tous les plats sortant de la cuisine de mes parents. Après des années de clichés et une fascination pour la nourriture, Instagram a vu le jour. C’était pour moi le réseau social rêvé. J’y ai donc créé un compte qui se nommait à l’époque «C’est bon mais c’est chaud», un petit clin d’œil à une publicité française qui m’a particulièrement touchée  (https://www.youtube.com/watch?v=hGP8q48sp_g )
Par la suite, j’y ai intégré des plats de restaurants, accompagnés d’un petit commentaire. Je recevais de nombreux messages me demandant mes recommandations. C’est alors que j’ai décidé de créer un blog. Face à son succès, mon mari m’a suggéré de créer un site. C’est ainsi qu’est né Miam.ma.

De journaliste économique à blogueuse food, quelles différences?
Les différences sont grandes, mais la base du travail reste la même. Il faut aller à la recherche de l’information et pêcher un beau poisson à présenter à ses lecteurs. Par ailleurs, j’ai dû m’adapter au contexte. Si je pensais pouvoir gérer un site comme la rédaction d’un article, je me trompais. J’ai dû développer un savoir-faire dans de nouveaux métiers que je ne connaissais pas. Aujourd’hui, je suis un peu commerciale, community manager et parfois même webmaster. Cet apprentissage peut se résumer par des tutos sur Youtube, bon nombre de coups de téléphone, beaucoup de rédaction, mais surtout des rencontres incroyables.

Qu’aimez-vous le plus dans ce travail?
Je demeure fascinée face à un chef qui m’explique comment il réalise un plat. Cela me renvoie toujours vers mon enfance lorsque, pendant les vacances, ma grand-mère me réveillait bien trop tôt pour m’apprendre à cuisiner. Miam.ma m’a permis de revivre cela en faisant de belles rencontres. Lorsque je vois que dans les médias étrangers, les grands chefs ont droit à des portraits, des interviews, des tribunes… Cela m’attriste de constater que nos chefs d’exception n’aient pas droit à la même attention. C’est donc autour d’eux que j’aime véritablement articuler mon travail. Ils nous font vivre des moments incroyables et nous offrent du bonheur quel que soit notre moral.

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