Prix Goncourt des lycéens : une classe de seconde de Casablanca parmi les jurés

by Mélanie WILMS 0

Incontournable rendez-vous littéraire organisé en France, le prix Goncourt offre, depuis 1988, la possibilité aux lycéens de faire entendre leurs voix. Aux côtés de pas moins de 50 classes, l’une des seconde du Lycée Lyautey de Casablanca a eu la chance de prendre part aux délibérations.
On a voulu en savoir un peu plus sur cette belle expérience.

 

sdr

Chadine Chakir et Ismaïl Lahlou

Un défi livresque!
Représentant pour beaucoup un challenge à relever tant la quantité de livres était conséquente, ce projet demandait aux élèves une réelle implication. En tout, ce sont, en effet,  pas moins de 15 livres qu’ils avaient la responsabilité d’évaluer ; trois ouvrages devant être sélectionnés par la classe en vue des premières délibérations en France. La sélection étant publiée officiellement en septembre, deux mois seulement ont été octroyés aux jeunes lecteurs afin d’en découvrir un maximum. Bien que le projet ait été porté par toute la classe, deux élèves ont été élus par leurs camarades afin de les représenter en France. Pendant les différentes délibérations, la déléguée Lyautey a tenté de partager au mieux leurs opinions auprès des autres délégués régionaux. Notons que son argumentaire a, d’ailleurs, permis à l’ouvrage de Meryem Alaoui, «La Vérité sort de la Bouche du cheval» d’avancer quelque peu dans la compétition ; les élèves casablancais ayant largement plébiscité cet ouvrage dont l’action se déroule au sein de la ville blanche.

Un dépoussiérage de la littérature
Regroupant des auteurs reconnus ou de jeunes talents aux univers très distincts, la sélection Goncourt représentait, pour la grande majorité des élèves, une réelle initiation à la littérature contemporaine. Composées d’ouvrages aux thématiques intenses et parfois même choquantes pour un jeune public (viol, prostitution, propagande), notons que cette sélection est la même que celle du prix Goncourt. Quelques peu déroutants, ces ouvrages ont révélés aux élèves que la littérature pouvait non seulement aborder des sujets délicats mais aussi adopter des styles empreints de langage familier voire même d’une certaine crudité.  Notons qu’en plus de la lecture, les élèves ont pu aiguiser leur esprit critique au travers de nombreuses tables rondes, ateliers d’écriture et séances de délibérations.

Pour en savoir plus :
www.journal-goncourt-des-lyceens.fr 

 

Les résultats des éditions 2018     
En lice, pour les prestigieuses distinctions que sont le prix Goncourt et le prix Goncourt des lycées, 15 romanciers aux styles et aux univers radicalement différents : Meryem Alaoui, pour La Vérité sort de la Bouche du cheval (Gallimard) ; Inès Bayard, pour Les Malheur du bas (Albin Michel) ; Guy Boley, pour Quand Dieu boxait en amateur (Grasset) ; Pauline Delabroy-Allard, pour ça raconte Sarah (Minuit) ; Adeline Dieudonné, pour La Vraie Vie (L’Iconoclaste) ; David Diop, pour Frère d’âme (Seuil) Clara Dupont-Monod, pour La Révolte (Stock) ; Éric Fottorino, pour Dix-Sept ans (Gallimard) ; Paul Greveillac, pour Maîtres et Esclaves (Gallimard) ; Gilles Martin-Chauffier, pour L’Ère des suspects (Grasset) ; Nicolas Mathieu, pour Leurs Enfants après eux (Actes Sud) ;Tobie Nathan, pour L’Évangile selon Youri (Stock) ; Daniel Picouly pour Quatre-vingt-dix secondes (Albin Michel) ; Thomas B. Reverdy, pour L’Hiver du mécontentement (Flammarion) ; François Vallejo, pour Hôtel Waldheim (Viviane Hamy) En novembre dernier, le prix des lycéens a été décerné à  Frère d’âme de David Diop. Le prix Goncourt a quant à lui été attribué à Nicolas Mathieu, pour «Leurs Enfants après eux»

Leave a Reply

Your email address will not be published.

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>