allergies : comment réagir?

by Mélanie WILMS 0

Parce que l’apparition d’une allergie peut compromettre l’avenir d’un animal au sein de la maisonnée, on tente, avec le professeur Abdelaziz Aichane, spécialiste en pneumologie-allergologie, de donner quelques indications afin d’éviter à l’enfant l’épreuve de la perte de son compagnon à quatre pattes.

 

 

 

«Pouvant se manifester dans différentes régions du corps (peau, yeux, système digestif, voies respiratoires), l’allergie ou l’hypersensibilité est une réaction anormale du système immunitaire contre des éléments étrangers à l’organisme nommés allergènes.»

S’il est formellement déconseillé à une famille ayant des enfants qui présentent une atopie, c’est-à-dire une prédisposition héréditaire au développement de maladies allergiques, d’adopter un animal de compagnie, chez les autres, c’est tout à fait envisageable et ce, dès le plus jeune âge des enfants. Plus encore, lorsqu’un enfant a moins de 4 ans, l’adoption d’un chat est même conseillée. En effet, il a été prouvé que les allergènes du chat pouvaient avoir une influence significative sur le renforcement de son immunité. Ils assureraient, en outre, une diminution de la sensibilité à d’autres types d’allergènes comme les acariens ou la poussière de maison. Par contre, passé cet âge, les allergènes du chat provoquent fréquemment des rhinites allergiques ou de l’asthme. Quant au chien, ses allergènes étant un peu plus puissants, ils entraînent bien souvent des réactions allergiques chez les enfants depuis le bas âge jusqu’à l’adolescence. L’âge adulte approchant, les allergies peuvent aléatoirement disparaître.

Des tests à réaliser
Dès les premiers signes de rhinites ou d’asthme ou dans le cas d’une atopie,  il est indiqué d’effectuer rapidement des tests cutanés allergologiques afin de déterminer les causes exactes de ces réactions. A noter qu’une prise de sang peut apporter un éclairage supplémentaire quant à la présence ou non d’une allergie au chat ou au chien par l’analyse du taux des IgE spécifiques.

Une éviction nécessaire
Lorsque l’allergie est bel et bien avérée par un spécialiste, il est obligatoire que le sujet allergique ne soit plus en présence de l’agent responsable de l’allergie. Ainsi, plus encore que d’éloigner l’animal de l’enfant ou de refuser tout contact tactile entre eux, le départ de l’animal du domicile est inévitable. Les pneumallergènes demeurant présents dans l’air, ils pénètrent par les voies respiratoires. Notons que les antihistaminiques peuvent être un frein ponctuel aux réactions allergiques. Ils assurent ainsi à l’enfant de profiter en tout confort d’une visite ou d’une activité là où des animaux sont présents. Toutefois, au vu des problèmes hépatiques qu’ils peuvent engendrer, il n’est pas conseillé d’opter pour ce type de traitement sur le long terme sans avis médical.

Avis aux amateurs      
Iguane vert, gecko, cochon d’Inde, furet et même rat, si ces petites bêtes ne font peut être pas l’unanimité comme animal de compagnie, ils peuvent représenter une réelle alternative pour les enfants allergiques. En effet, bien qu’ils ne soient pas totalement dépourvus d’allergènes, les allergies les concernant sont assez rares. 

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