Chef aujourd’hui, quelles qualités développer?

by Wissal FARIS 0

On l’entend partout : fini le dirigisme, bonjour la bienveillance. Le chef nouvelle génération n’est pas là pour surveiller mais pour faire grandir ses collaborateurs et générer leur enthousiasme. Plus facile à dire qu’à faire! Explications et qualités à développer pour se préparer à être un bon chef.

 

 

«Etre chef», se préparer à un nouveau métier!
Une place vient de se libérer et voilà que l’on est promu(e) à un poste qui nous permet d’avoir plus de responsabilité. On ne va pas refuser mais… être chef, appelle à une autre attitude, à d’autres qualités. Gérer une équipe, c’est, en effet, passer du «je» au «nous» et donc faire le deuil d’une certaine forme d’ego. Cela va à l’inverse de notre nature humaine, qui nous pousse souvent à faire passer nos propres intérêts en premier.

Connaître ses forces et ses limites
Au quotidien, un manager doit organiser le travail et gérer les urgences, prendre des décisions rapides, recruter les bonnes personnes, recadrer un collaborateur quand c’est nécessaire… Ces situations sont parfois sources de tensions qui nécessitent aussi de ne pas projeter sur les autres ses propres interrogations, craintes et frustrations. Pour exercer cette fonction, chacun a des atouts naturels sur lesquels il peut s’appuyer. A chacun ensuite de développer les compétences qui lui manquent!

Etre bienveillant et susciter l’adhésion
Fini le manager d’autrefois froid et distant, place à la bienveillance. S’intéresser à chacun de ses collaborateurs, leur montrer que vous êtes attaché à eux fait passer une belle énergie et accentue votre leadership. Il s’agit d’accompagner plutôt que de diriger; de générer l’enthousiasme et l’envie de bien faire plutôt que de la peur. Pas évident : mettre en place un management dur est plus simple et permet de mieux se protéger. En plus, c’est rentable au début : les collaborateurs ont peur du chef et produisent plus. Mais, à long terme, ça ne fonctionne pas : ils seront de moins en moins créatifs et finiront par quitter la boîte ou tomber malades.

Etre courageux et défendre ses équipes
Inspirer confiance est également fondamental. Combien de collaborateurs, désabusés, déplorent que leurs managers ne respectent pas leur parole, ne défendent pas leurs projets, fassent preuve de lâcheté? Plus on progresse dans la hiérarchie, moins cette qualité, pourtant essentielle, est valorisée. On vous félicitera d’avoir lancé un projet ou d’avoir une bonne équipe, mais jamais d’avoir su dire les choses correctement, même celles qui fâchent comme faire un retour négatif à un collaborateur, annoncer qu’il n’aura pas sa promotion, sa formation ou, pire, qu’il va être licencié. Un bon dirigeant doit expliquer, rassurer par moments, être ferme à d’autres… Tout en défendant son équipe, car elle attend de lui qu’il la protège, la préserve. Pour la fédérer, il lui faudra permettre à chacun d’exprimer ses doutes, ses critiques ; et que lui-même sache reconnaître ses erreurs, ose demander des retours sur son management.
L’important : être au clair avec sa propre vision, sur ce que l’on pense être bon pour son équipe et son entreprise. C’est cela qui permet de résister, de négocier et d’avancer vers de nouvelles et plus hautes marches!

 

Pour aller plus loin
La philosophie au secours du management de Patick Errard (Odile Jacob)   
Les pensées de Platon, Descartes ou encore Kant, sont un atout précieux pour développer une véritable philosophie managériale et poser les bases d’un management humaniste. Ils nous invitent à nous connaître nous-même, à douter de nos certitudes, à aimer les autres, à avoir du courage…

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