La Discipline Positive : la voie d’une meilleure éducation?

by Mélanie WILMS 0

Parce qu’être parent, ca s’apprend! On revient sur ce mode d’éducation largement plébiscité avec Asmaâ Magani, formatrice certifiée en discipline positive, coach en développement personnel et parental.

 

 

 

«Eduquer c’est d’abord montrer le chemin. Il s’agit de grandir et de faire grandir. Nos enfants agissent en nous observant, ils apprennent de nos attitudes et comportements plus que de nos mots et de nos discours.»

 

 

Certains parents n’envisagent bien souvent que deux manières d’éduquer leurs enfants : l’autoritarisme ou la permissivité. Y aurait-il une autre voie?            
Depuis des générations, nous orientons l’éducation de nos enfants soit vers la fermeté, soit vers la bienveillance. Si de manière innée, un parent opte pour la bienveillance avec ses enfants, dès les premières bêtises ou comportements inappropriés, il bascule vers la fermeté. Saisit de culpabilité, le parent tente alors de s’approcher de l’enfant d’une manière ou d’une autre, de l’embrasser, le câliner. C’est ainsi qu’il bascule à nouveau vers un comportement bienveillant. En discipline positive, l’objectif est d’éviter ces allers-retours entre fermeté et bienveillance ; l’idée étant de véritablement allier les deux.

Quelles attitudes adopter afin que l’enfant obéisse?
Afin d’inviter l’enfant à la coopération, il est recommandé d’utiliser des questions plutôt que des ordres. Par exemple au lieu d’utiliser, «Va faire tes devoirs», on privilégiera une phrase telle que «A quelle heure comptes-tu faire tes devoirs? »  En effet, en utilisant les ordres, nous habituons l’enfant à l’automatisme, il ne réfléchit pas; ou il s’exécute, ou il refuse! En revanche, en utilisant le questionnement, un outil pertinent de la discipline positive, on encourage l’enfant à réfléchir à l’action qu’il pourrait entreprendre de sa propre initiative. Il devient ainsi le propre acteur de son changement, de son avenir.

Comment agir face à un enfant agité qui fait souvent des crises de colère ou des bêtises?
En discipline positive, il est conseillé, avant de corriger un enfant, de véritablement entrer en contact avec lui en optant pour une écoute de qualité, en validant ses ressentis et en prenant le temps de l’aider à identifier et à gérer ses émotions. Suite à un comportement inapproprié, plutôt que de réagir sous l’effet de la colère, il est recommandé d’opter pour un «temps de pause» qui permet de s’assurer de réagir d’une manière adéquate. Les études de neurosciences sont en effet unanimes quant au fait que lorsque nous sommes très en colère, nous sommes physiologiquement incapables de penser, de raisonner et de trouver des solutions.

L’enfant peut-il prendre conscience de son erreur? Quant est-il de la punition?
Selon ce mode éducatif, l’erreur est une opportunité d’apprentissage, c’est même une aubaine de travail. Donner le temps à l’enfant de réparer ses erreurs est fondamental. La punition, bien qu’elle soit un moyen rapide pour arrêter un comportement inapproprié, n’est efficace qu’à court terme. En plus de ne pas enseigner les compétences que l’on souhaite transmettre durablement à ses enfants, la punition nourrit chez l’enfant le ressentiment, la rébellion et le retrait. L’alternative proposée est la recherche de solutions avec l’enfant. Cette recherche est l’occasion pour l’enfant de prendre conscience de son acte ou de son erreur et de pouvoir concrètement s’améliorer. Notons que l’encourager à faire des choix respectueux et appropriés, le responsabilise peu à peu et participe à son autonomisation.

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