Partir ou rester?

by La Rédaction 0

Pour beaucoup de parents et d’étudiants, faire la totalité ou une partie de ses études à l’étranger est un passage obligé. Un postulat battu en brèche par les conditions de plus en plus difficiles du départ pour l’étranger et l’adaptation de l’offre en formations corrélées avec la réalité du monde du travail au Maroc.

 

 

Le choix incluant des efforts importants, il est nécessaire de bien anticiper tout ce que cela induit sur les plans pédagogiques, financiers mais aussi humains.

 

Les raisons de l’attractivité des établissements étrangers sont nombreuses. Quelles soient réalistes ou fantasmées, il est certain que partir a des avantages… mais aussi des inconvénients.

Des établissements réputés, une embauche facilitée
Les étudiants sont naturellement attirés par des établissements qui proposent des formations innovantes et réputées or, le Maroc peut sembler à la traîne dans les classements des meilleures universités. Ils savent aussi que les cursus effectués en partie ou en totalité à l’étranger sont prisés par les recruteurs marocains. A CV égal, un profil international se démarque et si l’établissement fréquenté est reconnu internationalement, le CV n’en sera que plus attractif. Au-delà de la formation, étudier à l’étranger permet aussi de développer un plus vaste réseau, ce qui peut s’avérer très précieux au cours de sa carrière.

Un grand pas vers l’autonomie
Partir à l’étranger permet à la fois de se confronter à une nouvelle culture, ce qui développe esprit de tolérance et adaptabilité, tout en obligeant l’étudiant à compter sur ses propres moyens, et donc à devenir plus autonome.

L’apprentissage aisé d’une langue étrangère
L’immersion dans un autre pays dont la population parle une langue étrangère est le meilleur moyen de développer ses compétences linguistiques.

Un coût de plus en plus élevé
Outre les frais de scolarité (qui peuvent atteindre 30 000 euros par an pour les plus grandes écoles de commerce), l’étudiant devra faire face à de nombreux frais de base comme le logement (tributaire de l’appui d’un garant dont les revenus doivent être 3 à 4 fois supérieurs au montant du loyer), la nourriture, l’habillement, les abonnements télécom… Les taux de change et les restrictions à la sortie de devises aidant, le financement est bien au-dessus des moyens de la plupart des foyers marocains. Notons aussi que, cette année, les frais d’inscription dans la plupart des établissements scolaires français sont passés de 300 à 3 000 euros.

Des difficultés d’adaptation
L’isolation couplée au choc culturel induit par un mode de vie différent sont susceptibles de conduire à un profond malaise de l’étudiant, voire à l’échec. Une situation d’autant plus compliquée à vivre que celui-ci est conscient des sacrifices consentis par sa famille.

 

Maroc / Etranger, un peu des deux       
En quelques années, plusieurs grandes écoles ou établissements privés étrangers sont implantés au Maroc, notamment l’Ecole Polytechnique à Benguerir ; l’UIR à Rabat ; l’Ecole Centrale Casablanca (qui fait partie du groupe des Ecoles Centrales), l’Ecole des Ponts Business School (partenariat entre l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées de Paris et l’Ecole Hassania des Ingénieurs) ou encore l’UIC et emLyon à Casablanca. Ces écoles proposent les mêmes formations qu’à l’étranger tout en s’adaptant au contexte social et économique marocain.
D’autres formations proposent des programmes en partenariat avec des établissements étrangers avec, à la clé les diplômes des deux partenaires. Des formations alliant parcours local et parcours international existent également…

 

Prendre du recul et décider après avoir passé au crible toutes les conséquences financières et les solutions possibles est essentiel, il en va de votre avenir!

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