Gnaoua musique du monde sous le signe du multiculturalisme

by La Rédaction 0

Cette 22ème édition du festival «Gnaoua musiques du monde» à Essaouira a encore une fois réuni la ville, ses habitants et ses visiteurs autour de l’amour de la musique et de la culture. Grâce à Renault Maroc, partenaire historique de ce festival, nous avons pu assister à ce fantastique événement musical du 20 au 23 juin.

Texte Ghali B. · Photos DR

 

20/6/19, la 22ème édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde. Maâlem Omar Hayat et Moi! Kouyaté. Copyright Karim Tibari

Que se soit sur la scène de la place Hassan II, ou sur les autres scènes du festival, les mélomanes du monde entier ont été copieusement servis, avec une diversité musicale et culturelle à couper le souffle. Les fusions surprenantes de la musique gnaoua et d’autres musiques emblématiques du monde sont parfaitement réussies, comme cette belle prestation de Maâlem Hassan Boussou et du groupe cubain Osain Del Monte qui a permis de lancer les festivités dans la ville des Alizés, ou encore celle de Omar Hayat et la star de l’afro pop Moh Kouyaté mêlant guitare et guembri avec des inspirations de blues, jazz et pop. C’est dans cet esprit que plus de 32 maâlems venus de tout le Maroc,  ont proposé au public un univers enchanteur et varié mêlant le meilleur de la fusion au plus authentique de la tradition tagnaouite.
Autre atmosphère sur la scène de Borj Bab Marrakech, où a été sublimée l’union entre la musique andalouse moderne de Nabila Maan et l’immense talent de la célèbre maestra de la danse flamenco Maria del Mar Moreno.
Par ailleurs, des ambiances agréables et pleines d’énergie créées par des groupes comme Baloji et Imdiazen ont colorés ces soirées souiries, tandis que le groupe Betweenatna a conquis la jeunesse de la ville par ses ondes euphoriques.

Un festival de tolérance et de débats
Le festival est également un lieu de tolérance, de confrontation d’idées et de débats. Ainsi, le thème de la 8ème édition du forum d’Essaouira des Droits de l’Homme du festival a été «La force de la culture contre la culture de la violence». Pendant deux jours, intellectuels, artistes et militants ont débattu. Le public du forum a pu donc écouter et interagir avec des personnalités comme Laure Adler, Edwy Plenel, Gilles Marceron, Abdelkader Azrii, Abdelkrim Jouaiti, Mohamed Rafiki, Mouna N’Diaye, Abdellah Alhoussayni, Soumaya Hanifa, Seif Kousmate et Mahi Binebine.
A l’ouverture de ce forum, Neïla Tazi, productrice du festival, a rappelé «que la culture n’est pas un slogan, c’est un appel à la mobilisation citoyenne. C’est un appel à une prise de conscience pour garder le cap d’une civilisation humaine de progrès et de justice» , tout en évoquant Hannah Arendt qui affirmait que «c’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal».

 

Renault, partenaire de l’inclusion sociale    
Ce séjour a également été une occasion de voir les projets de la fondation Renault Maroc, axés sur l’inclusion sociale et plus précisément sur l’éducation. Ainsi, nous avons pu visiter une école rénovée par l’association «Heure joyeuse» avec la collaboration de la fondation Renault dans la commune de Sidi Kaouki, où l’école a été entièrement rénovée par les partenaires. Et pour célébrer cet événement, des jouets et des livres ont été offerts aux élèves de l’établissement. Ce projet s’inscrit dans les actions de la fondation Renault pour «favoriser l’inclusion à travers plusieurs leviers : l’appui à l’éducation, la lutte contre l’abandon scolaire et la diversité».

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