Apprendre à bien répondre aux besoins affectifs de bébé

by La Rédaction 0

Parmi les besoins essentiels de bébé, il y a la nourriture, la propreté bien sûr, mais aussi les relations affectives avec son entourage.
Comment y répondre de façon satisfaisante?
On se tourne vers le docteur Mohamed Amine Benjelloun, pédopsychiatre Md, PhD, à Casablanca.

 

 

 

 

Il faut très tôt apprendre à bébé à s’endormir seul dans sa chambre (dès le 2ème, ou 3ème mois. Et s’il pleure, intervenir, en différant la réponse, sans pour autant le prendre dans les bras.

 

Un environnement qui respecte les rythmes de bébé
Les petits ont besoin d’un environnement sécure et rassurant dans lequel le rythme de sommeil / veille est respecté. Presque naturellement, une interaction se met généralement en place entre le mode de vie des adultes et le bébé. Lorsqu’un petit est présent dans la maison, on a tendance à parler à voix plus basse, on essaie de réduire les bruits. Le bébé a besoin qu’on respecte son cycle et qu’on ne soit pas trop intrusif, surtout au début.

Un entourage qui s’intéresse à lui
Le tout petit a aussi besoin d’être touché, caressé, porté dans les bras tout comme il a besoin qu’on lui parle et cela, dès les premiers jours de sa vie.
A ce titre, il faut mentionner le portage, une habitude coutumière propre à chaque région. Aujourd’hui encore, des femmes ont l’habitude de porter le bébé toute la journée sur le dos, ou le bord du dos, tandis elles vaquent à leurs occupations (ménage, travail dans les champs…). De nombreuses études ont démontré que ces enfants développent de manière plus précoce leur système cochléo-vestibulaire (le système, intégré dans l’oreille interne, qui contribue à l’équilibre) en comparaison avec les bébés qui ne sont pas portés.

Des contacts affectifs en couveuse aussi!
Désormais, les services de périnatalité modernes veillent à faire interagir très tôt les parents (mère, père, grands-parents, frères et sœurs) avec les prématurés qui sont en couveuse. Ils sont invités à venir parler régulièrement au bébé, à le toucher. On a observé que, dans les établissements où ces actions sont mises en place, les bébés à âge de naissance égale aux bébés qui restaient seuls en couveuse, sans la présence active et participative de la famille autour avaient moins de séquelles et présentaient plus tard une moindre propension aux fameux troubles «dys» ou troubles des apprentissages. Bien entendu, ici aussi, ces interactions doivent se faire dans le respect du rythme de bébé.

Instaurer de la distance en douceur
Au début de leur vie, les bébés n’ont pas d’autre moyen d’expression à la leur disposition que les pleurs. Heureusement, les mamans développent généralement un 6ème sens qui leur permettent de reconnaître les besoins du moment de leur bébé. S’il pleure pour d’autres raisons, il ne faut pas le laisser livré à lui-même au risque qu’il ressente un vide psychique énorme. Le prendre dans les bras et une réponse efficace. Au fur et à mesure qu’il grandit, on pourra différer le temps de réponse à la demande, en passant d’une action immédiate durant ses premiers jours, à une intervention au bout d’une minute, puis une minute trente et ainsi de suite. Il faut trouver la bonne distance sans pour autant que cela se transforme, dans l’esprit de bébé, par un sentiment d’abandon.
Rien ne doit se faire à la dure!

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